Jean Louis ROUX - Thérapeute

Praticien narratif

08 novembre 2009

A propos du Thérapeute

Jean Louis ROUX– Thérapeute et  Praticien en relation d’aide

Dans sa pratique de Thérapeute, il s’inscrit dans une relation humaniste privilégiant la relation d’aide. Il se forme aux pratiques narratives depuis 2006 avec Michael White, Shona Russel et Shue Mann complétant ainsi son identité de praticien.

Praticien attentif et respectueux, il collabore avec ses clients dans la construction de sens et de nouveaux territoires du possible.

Son travail de praticien s’adresse aux particuliers et au monde des entreprises en leur permettant d’utiliser leurs compétences dans l’édification de nouvelles histoires porteuses de sens. Formé au coaching de groupe et d’équipe chez  Médiat coaching, Il introduit dans sa pratique de coaching les pratiques narratives comme des leviers révélateurs des histoires individuelles et de groupe. L’approche développée par Michael White et sa rencontre avec ce thérapeute influencent ses choix quand à sa pratique et sa posture d’accompagnement de ses clients. Son accompagnement des gens à vivre en dehors des influences qu’exerce la culture dominante, aide ses clients à quitter l’histoire validée par le corps social. C’est le sens donné à son accompagnement. Il est membre de l’association européenne de coaching

www.coachingpratnar.canalblog.comjeanlouisrouxtherapeute@orange.fr

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Un thérapeute travaillant avec les pratiques narratives,

c’est quoi?

C’est un thérapeute qui pense que l’être humain est un être d’interprétation, un fabriquant de sens. Ainsi ce que nous racontons sur nous-mêmes a une influence directe, tangible sur notre vie.

C’est un thérapeute qui est respectueux des savoirs et compétences des gens quand il s’agit de comprendre et de conduire leur propre vie.

Les questions que vous vous posez sur vous-mêmes sont le fait d’une saturation de votre histoire par des problèmes qui ne vous appartiennent pas.

La thérapie narrative n’est jamais la thérapie des personnes mais des récits qui façonnent la vie des gens.

La thérapie narrative est une Co-construction avec le thérapeute.

Vous n’êtes jamais réduit à la nature de votre problème, vous n’êtes pas le problème

Vous mettez en  lumière des évènements uniques vous offrant l’occasion de donner la parole à vos intentions avec ce à quoi vous accordez de la valeur dans la vie, le problème est le problème.

Votre démarche vous permet d’être auteur de votre vie et de vos relations. Vous êtes de nouveau acteur et responsable de votre vie.

.C’est la collaboration sociale dans le développement de la signification du mot qui est essentielle pour arriver à l’initiative personnelle et à l’action responsable. « Michael White »

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Contacter le Thérapeute

Coordonnées du cabinet :

Tél : 09 61 39 33 66 - 05 56 44 07 47
Fax :05 56 44 95 52
Portable : 06 07 13 26 78
jeanlouisrouxtherapeute@orange.fr

Adresse du cabinet :

61 rue Marc SANGNIER
33130 BEGLES

Ligne de tramway C - station Terres Neuves

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05 décembre 2008

Voyage au Pays des Pratiques Narratives

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Si je publie ce post avec autant de retard, c'est que mon histoire à mis du temps à cheminer depuis ce mois de novembre 2008.  Après un premier hiver à avoir reçu des clients, il m'est apparu que l'affirmation de mon identité prenait corps dans le paysage de l'action que je construit depuis plusieurs années.
Me voilà enfin capable d'écrire et de contribuer, au-delà de mon travail quotidien aux réflexions de toute une communauté d'auteurs.

Je disais donc, les voyages forment la jeunesse et les thérapeutes. Faire un voyage vers un lieu fusse de l'autre coté du monde reste une aventure. Rencontrer 350 praticiens, des thérapeutes de différents pays est une chose rassurante. Trois semaines en Australie, sur le lieu même de travail de Michael WHITE est une chose émouvante.

Ces trois jours de conférence font apparaître la forte implantation des pratiques narratives en Australie et dans toute l'Asie, en Chine, en Amérique du sud et du Nord, mais aussi en Afrique du sud et bien d'autres pays. L'Europe était présente, elle l'était représentée certes par trois praticiens Français dont je faisais partie, mais aussi d'anglais, de Danois, d'autrichien.

Ce type de réunion est toujours un moment où vous pouvez constater le travail réalisé par une communauté de thérapeutes au travers du monde, mais aussi avoir un ressentis au travers des histoires et des personnes  qu'ils prennent en charge de l'efficience d'une pratique. Ce qui était particulièrement intéressant était la somme des exposés fait par cette communauté de praticien qui dans leur collaboration avec Michael WHITE ont su développer des assemblages qui viennent compléter les travaux de Michael WHITE dans de nombreux domaines et particulièrement avec les enfants.

Ce que j'ai aussi compris, c'est l'importance de la formation, mais aussi la nécessité d'excercer les  pratiques narratives pour en acquérir l'art du questionnement et du contre pied cherchant à faire prendre conscience au client de la raison de sa résistance à une problématique exposée lors de nos rencontres.

Ce que j'ai compris c'est combien l'échange est important. L'échange qui donne à expérimenter sur lequel on peut construire encore après avoir exploré de nouvelles hypothèses de questionnement et de situation.

Ce qui m'a marqué, c'est également la réflexion après chaque séance. En effet en visualisant des séances de thérapie de Michael WHITE une question me venait systématiquement. Quel est le ressort qui contribue à la progression des séances et des questions utilisées dans le cadre de ces échanges?

J'ai compris que les histoires sont un élément essentiel du travail de réflexion du praticien narratif. S'écouter et se regarder, poser des questions m'est apparue comme une part importante du travail post séance. En réalité, j'ai pris conscience de cela, lorsque j'ai visité le Dulwich Center et particulièrement le bureau et les équipements mis en place par Michael WHITE dans la salle ou il accueillait ses clients et les familles qui venaient le voir. Il y a ce que Michael et d'autres nous donnent généreusement à lire, mais il y a surtout, nous en tant que praticien à nous observer dans notre questionnement et notre posture.

Bègles le 08 novembre 2009


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28 mai 2008

Quelques hypothèses de Michael White & David Epston

  • Les clients et le praticien partagent plus de similitudes que de différences comme êtres humains.
  • Les clients sont des gens ordinaires menant une vie ordinaire qui malheuresement recontrent des expériences de vie difficiles et inhabituelles.
  • Quand les personnes ou les familles demandent une consultation, c'est parce qu'elles sont confrontées a un dilemme pour lequel la forme de soutien nécessaire à sa résolution ne leur est pas disponible.
  • Les personnes et les familles possèdent toujours plus d'expérience réelle en eux pour résoudre le problème que tout autre personne.
  • Au plus profond d'eux-mêmes, les personnes et les familles ne souhaitent pas se faire du mal ou en faire aux autres.
  • Le praticien ne peut comprendre le langage d'une personne tant qu'il ne peut en discuter avec lui.
  • Le changement est toujours possible.
  • Le client souhaite toujours se libérer du problème.
  • Le praticien ne connaît pas vraiment ce que le client doit faire pour résoudre son problème.
  • Les problèmes sont considérés comme séparés des personnes. Cela aide les clients à se mobiliser davantage face à leurs problèmes.

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Travailler "son histoire personnelle" avec les Pratiques Narratives

Lorsque que les gens viennent travailler avec un professionnel de l'accompagnement, ils présentent souvent des récits de leur vie et de leurs difficultés saturés de problèmes et dessinent des territoires ternes, monotones et dépourvus d'ouvertures vers les possibilités. En de telles circonstances, les gens tirent habituellement des conclusions étroites et négatives sur leurs compétences à réssoudre les problèmes.

Dans les entretiens guidés par la méthode narrative, les histoires négligées et les compétences des gens sont richement mises à jour. Cela établit des fondations solides pour la résolution des situations difficiles présentées.

Travailler avec un professionnel de l'accompagnement utilisant les Pratiques Narratives:

Quand l'histoire individuelle de chacun prend toute la place et quelle devient la source et la saturation des problèmes, il reste possible de revisiter votre histoire au travers d'une nouvelle narration de cette même histoire.

Pour faire cela, je vous accompagne tout au long de la narration de votre histoire et échafaude avec vous une nouvelle histoire.

La démarche d'accompagnement vous aide à comprendre en quoi l'histoire que vous racontez vous appartient ou pas dans la forme où vous la racontez.

Me contacter, obtenir des renseignements : 05 56 44 07 47 - o6 07 13 26 78

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Quelques prémisses des Pratiques Narratives

1er principe : la vie est multi - histoires

C’est un jeu de mot car la vie est non seulement multi-histoires mais multi-étages, c'est-à-dire qu’il y a plusieurs histoires qui vont participer à la création et la maintenance de la vie de quelqu’un. La plupart des gens qui viennent me voir ont l’impression que leur vie est une histoire unique et ils se sentent piégés dans cette histoire unique. Ils ne savent pas comment avancer. Ils ne voient aucune possibilité pour résoudre le problème, et ils attendent que je leur montre le chemin pour avancer. Quand ils décrivent leur territoire de vie, il est monotone et sans issue. Ils partent de l’hypothèse que la réponse va venir du thérapeute. Ça veut dire que ces personnes ne sont pas en contact avec leurs possibilités multiples et regardent le thérapeute comme quelqu’un qui va leur montrer un moyen d’avancer. Ces personnes représentent le territoire de leur vie comme ennuyeux, sans options, et elles ont en tête l’idée que la réponse qui va venir va leur permettre de se représenter autrement. Elles croient que cette réponse va venir de l’extérieur qu’elle va venir du thérapeute. Il y a beaucoup de personnes qui expérimentent le même problème depuis longtemps et qui ont l’impression de ce que le problème est devenu, et que la possibilité de le résoudre est impossible.

Néanmoins, bien que ces personnes pensent que c’est la tâche du thérapeute de trouver une nouvelle histoire pour elles, c'est-à-dire de leur dire quoi faire, ce n’est pas sa tâche de fournir une réponse ou de créer une nouvelle solution ou de construire une nouvelle histoire. Ils ont des difficultés depuis longtemps, se sentent frustrés et leurs problèmes leur semblent ingérables. Même si ces gens là décrivent leur vie comme une seule histoire, moi je sais qu’il y en a plusieurs et c’est à eux de les dire. Ce n’est pas à moi d’apporter des solutions. Mon travail est de mettre à jour de « fines traces » des autres histoires alternatives présentes mais invisibles. Ce sont les histoires alternatives.

La vie est comme un immeuble à plusieurs étages

Les clients se sentent piégés au rez-de-chaussée, enfermés dans un petit territoire, paralysés dans une seule et unique dimension de leur vie. Ceci exclut toute autre possibilité. Il n’y a pas d’escaliers ni d’ascenseurs, pas d’issue de secours pour accéder à leurs autres histoires. Il leur est donc difficile d’avoir accès aux autres étages. Notre tâche est de construire un échafaudage qui ne fait pas partie de la construction et de l’enlever après, quand les escaliers et les ascenseurs sont construits. Ma tâche de thérapeute est alors d’aider les gens à découvrir d’autres façons de vivre, de faire, pour passer d’un étage à un autre.

Construire un échafaudage

En fait notre tâche en tant que thérapeute narratif c’est de construire un échafaudage. Nous nous trouvons comme des travailleurs de bâtiment qui doivent utiliser de telles constructions pour construire un immeuble. C'est-à-dire que l’on va utiliser un échafaudage pour construire un nouvel immeuble puis on enlèvera l’échafaudage lorsque l’immeuble sera construit et terminé. La tâche du thérapeute est de construire un échafaudage de manière à ce que les personnes qu’il accompagne puissent avoir accès à d’autres étages, à d’autres histoires. Le thérapeute fournit l’échafaudage qui soutient les autres histoires de leur vécu. Puis, nous allons identifier les traces minces/fines des autres histoires qui existent dans les vies des personnes, de trouver une porte d’entrée qui les soutienne pour qu’elles entrent dans ces nouvelles histoires, dans ces nouveaux étages, pour que ces autres histoires deviennent riches. Les personnes qu’on accompagne ont besoin d’aller de mince/fin à épais/riche. C'est-à-dire, ils ont besoin d’aller à des représentations minces et fines à des représentations épaisses et riches de leur vie.

2ème principe : la vie est aussi multi-connaissances et multi-compétences

La vie est non seulement multi-étages, multi-histoires mais également multi-connaissances et multi compétences. Les personnes qui viennent nous consulter ont des connaissances et des compétences qui peuvent les aider à résoudre leurs problèmes. Bien qu’elles ne soient pas familiarisées avec leurs compétences et leurs connaissances. L’échafaudage que nous créons augmente la familiarité avec leurs compétences et leurs connaissances. Ceci est vrai aussi même pour les enfants très jeunes, même à 4 ans, comme nous allons découvrir très vite au travers des vidéos. Alors la question que nous avons à nous poser est de quelle manière je peux fournir un échafaudage facilitant pour contribuer à la familiarisation du sujet avec ses compétences et ses connaissances. Toutes les cartes que nous allons utiliser dans la thérapie narrative aident à construire cet échafaudage.

La vie a aussi des compétences ...

La vie a aussi des compétences et des connaissances multiples, mais les clients n’ont pas l’habitude de les utiliser. Grâce à l’échafaudage, nous les aidons à se familiariser et à être compétents avec leurs connaissances et compétences de vie.

Les implications de cette approche : il y a plusieurs vies, plusieurs compétences et connaissances.

Mon rôle est d’identifier les "fines traces" d’histoire de vie et de faire en sorte qu’elles soient connues.

Derrida évoquait "l’absent, l’implicite". Nous, nous allons nous attarder sur mince/épais et surface/profondeur.

2 distinctions ou contrastes

1/ Le post-structuralisme pense en terme de Thin (maigre, fin) / Thick (épais, riche)

2/ Le structuralisme pense en terme de Surface / profondeur

Beaucoup de pratiques s’appuient sur le contraste N°2.

La thérapie narrative s’appuie sur le contraste N°1.

La plupart des thérapeutes du XXème siècle s’appuient sur la 2ème distinction. C’est ce que l’on appelle le structuralisme. Alors que la pratique narrative repose sur mince/épais (post-structuralisme).

Beaucoup de personnes croient que la thérapie narrative c’est une question de forces et de ressources. Ce type de pensée est le résultat de la confusion entre ces deux distinctions : entre mince par rapport à épais et surface par rapport à profondeur. La psychothérapie au 20ème siècle traite de cette question de surface/profondeur, relève les différences entre surface/profondeur et cette distinction est structuraliste. La thérapie narrative utilise la distinction mince/épais et relève les différences mince/épais, elle s’appuie sur la distinction post-structuraliste.

Ce n’est donc pas dans le rôle du counselor :

  •   De construire une nouvelle histoire

  •   De recadrer l’histoire des gens

  •   D’interpréter leur vie

  •   D’applaudir

  •   De faire des compliments

  •   De pointer les points positifs

  •   De donner son opinions, des conseils

  • De mettre l’accent sur les points forts, les ressources

    Texte issu d'une conférence de Michael White pour Médiat-Coaching (Paris) 

Posté par crescendis à 09:53 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

A propos de Michael White

Michael White a initié une forme particulière d’accompagnement basée sur les analogies topologique et textuelle (cartes et récits...) quand d’autres lui préféraient l'analogie mécaniste (outils et techniques pour réparer des systèmes qui dysfonctionnent...) ou l'analogie des sciences sociales (le jeu, déplacements pour élaborer une stratégie......) ou encore l'analogie biologique (un système vivant, les principes d’énaction, d’autopoièse...).

Les cartes qu’il a dessinées aidaient à découvrir des chemins et lieux exotiques de la vie du client, qui se différenciaient de leur récit dominant, celui qu’ils se racontent et qui valide jour après jour leurs croyances. Ce récit dominant occulte autres histoires (contre-exemples) reliées à d’autres événements eux-mêmes exclus car invalidant l’histoire dominante. Cette navigation en collaboration que Michael White proposait à ses clients leur permettaient d’envisager leur récit de vie comme peuplée d’événements « uniques » existants et oubliés, différente que celle qu’ils se racontaient jusqu’à maintenant.

Privilégier le multiple, les plis, les accrocs, les événements de vie comme aurait pu le dire Deleuze, plutôt que de privilégier une vie bien repassée. A passer et repasser sa vie de la même façon, dans le même sens, elle devient convenue, plate, sans relief. Alors que tant de récits différents sont possibles. Quitter l’histoire dominante validée par le corps social, pauvre en informations (je suis incapable de..., je suis nul, ...) en d’autres termes le récit soutenu par la norme (normal/anormal). Privilégier l’histoire préférée, riche de détails, celle issue des envies, rêves, espoirs engagements du client.

Source Médiat Coaching - isabelle Laplante - Nicolas De Beer - www.mediat-coaching.com

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La Thérapie Narrative

Issue du constructionisme social, la Thérapie Narrative met l’emphase sur les influences contextuelles et s’intéresse à la manière dont les problèmes deviennent oppressants dans la vie des gens. Lorsque les récits que les gens racontent à propos d’eux-mêmes ou de leurs vies sont saturées de problèmes, alors ils ont des problèmes. Pour eux, les personnes ne sont jamais le problème, le problème c’est le problème. La thérapie consiste à construire de nouveaux récits qui créent de nouvelles possibilités de vie. Leur contribution majeure est l’externalisation des problèmes

Posté par crescendis à 08:33 - Pratiques Naratives - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]